Sortie en salle le 5 novembre
11 rue Denis Papin 35000 Rennes FRANCE - Tel : +33 (0)2 99 65 00 74 - Fax : +33 (0)2 99 65 03 74
Focus
Retour sur la scène du char
Le design des chars du film est largement inspiré de celui du char britannique Mark I, le premier char lourd à chenilles historiquement considéré comme opérationnel. Le Mark I est entré en action pour la première fois en 1916 pendant la bataille de La Somme.
« Le char est une entité qui, pour moi, n’appartient pas au monde des vivants. J’ai du mal à imaginer qu’il y a des hommes dans cet énorme insecte à la carapace d’acier. Le char est, avec l’aviation, le lance-flamme et les gaz de combats, exemplaire de la guerre moderne qui a été inaugurée avec ce conflit. Je trouvais que l’aviation avait un côté trop poétique, trop chevaleresque. L’avion était trop aérien, trop propre pour un film ancré dans la terre. J’avais besoin de chenilles pas d’hélices. Ce qui m’intéressait aussi, c’était ma difficulté à donner une échelle à ce type de char. Il est impossible d’en voir dans les musées français et je n’avais donc pas de référence visuelle précise. Cette difficulté à fixer une échelle est aussi due au fait qu’il n’y a aucun élément de référence à l’humain : pas de porte, pas de fenêtre, pas de tourelle. J’ai encore accentué ce sentiment en agrandissant les proportions du plan de la maquette que j’ai utilisé pour construire le modèle. Ce caractère « inhumain » du char, je le retrouve avec les sous-marins. J’ai donc fait émerger mon char du sol, comme un sous-marin fait surface dans l’océan. Il arrive par surprise, de nulle part. Le tout renforce la dimension fantastique du film ».
Bruno Collet
Deux extraits du Making of Le Jour de gloire... de Bruno Collet, réalisé par Christophe Cocherie, qui reviennent sur la scène complexe du film où le char sort de terre.
